© Carole Parodi

Le célèbre opéra de Richard Wagner était de retour au Grand Théâtre de Genève les 21, 23, 26 et 28 septembre ainsi que les 1 et 4 octobre 2025, après la dernière représentation lors de la saison 2005-2006, avec une toute nouvelle mise en scène proposée par Michael Thaleimer et coproduite avec le Deutsche Oper Berlin, avec l’orchestre dirigé par Mark Elder.

Michael Thaleimer est directeur du Deutsches Theater Berlin et, depuis la saison 2017-2018, metteur en scène résident et membre de l’équipe artistique du Berliner Ensemble. Ses productions sont présentées lors de festivals internationaux et sont connu pour être épurées et expressives, avec peu d’élément de décor. Il a fait plusieurs autres pièces, notamment Tristan und Isolde de Richard Wagner également.

D’une durée de 4h10, l’opéra nous plonge dans l’histoire de Tannhäuser, un Minnesang, ou troubadour en français, qui est tombé sous les charmes de Vénus la déesse de l’amour. Désireux de s’en sortir, il finit par réussir à partir et rejoindre les mortels, même s’il reste touché par le péché de la déesse.

Cette pièce est l’une des pièces les plus connues de Wagner, avec comme thèmes l’opposition entre amour sacré et profane et la rédemption par l’amour. La production de 2025 propose quelque chose de très moderne, avec des tenues contemporaines, comme des chemises pour les hommes et un décor très épuré, voir presque inexistant par moment. La pièce est coupée en trois actes, avec chacun une mise en scène différente. Si le monde de Vénus est représenté avec des roues tournantes, prenant la forme d’un œil avec la lumière, le monde des hommes est lui plus vide. Le deuxième acte est le plus rempli visuellement, avec ses échafaudages et son nombre de figurants conséquent. Les actes sont très symboliques dans cette mise en scène, connaître la pièce en amont est un avantage pour réussir à comprendre ce qui se passe. Le maquillage de clown est un des symboles récurrents qui apparaît tout le long de la représtation.

La mise en place des structures est en direct et le décor se place petit à petit.

Il m’a été difficile de rentrer dans l’histoire de Wagner avec ce choix de mise en scène. Les tenues des chanteurs, alors trop simple, ne m’ont pas marquées ou impressionnées. Cependant, la musique ainsi que les voix étaient tout simplement splendide.

 

Tannhäuser

Direction musicale Mark Elder

Mise en scène Michael Thalheimer

Scénographie Henrik Ahr

Costumes Barbara Drosihn

Lumières Stefan Bolliger

Dramaturgie Maximilian Enderle

Direction des chœurs Mark Biggins

Tannhäuser Daniel Johansson (21, 26 septembre, 1, 4 octobre) | Samuel Sakker (23, 28 septembre)

Elisabeth Jennifer Davis

Venus Victoria Karkacheva

Herrmann, Landgraf von Thüringen Franz-Josef Selig

Wolfram von Eschenbach Stéphane Degout

Walther von der Vogelweide Julien Henric

Biterolf Mark Kurmanbayev

Heinrich der Schreiber Jason Bridges

Reinmar von Zweter Raphaël Hardmeyer

Ein junger Hirt Charlotte Bozzi

Vier Edelknaben Lorraine Butty, Louna Simon, Roxane Macaudière, Anna Manzoni

Chœur du Grand Théâtre de Genève
Orchestre de la Suisse Romande